PGSSE – Plan de Gestion de la Sécurité Sanitaire des Eaux

Le PGSSE, ou Plan de Gestion de la Sécurité Sanitaire des Eaux, est une démarche préventive qui permet d’identifier les dangers, d’évaluer les risques et de mettre en place les mesures de maîtrise nécessaires pour garantir durablement la sécurité sanitaire de l’eau potable. Il couvre la chaîne de l’eau de la zone de captage jusqu’en amont des installations privées de distribution et doit aussi intégrer les enjeux quantitatifs lorsqu’ils peuvent entraîner un risque sanitaire. Pour une collectivité, un syndicat ou une PRPDE, le PGSSE ne sert donc pas seulement à répondre à une obligation : il sert à mieux connaître le système, à objectiver les priorités et à piloter les décisions techniques et budgétaires dans le temps. 

En France, le sujet est loin d’être théorique : l’alimentation en eau potable repose sur des dizaines de milliers d’ouvrages et d’unités à surveiller dans le temps. Le ministère chargé de la santé indique que la base nationale du contrôle sanitaire modélise environ 33 500 captages, 16 300 stations de traitement et 25 300 unités de distribution (UDI) d’eau potable. De plus, chaque UDI peut contenir jusqu’à plusieurs dizaines de réservoir et château d’eau. À cette échelle, le PGSSE prend tout son sens : il permet de structurer une démarche de maîtrise des risques sur des systèmes parfois complexes, multi-acteurs et évolutifs.

Qu’est-ce que le PGSSE ?

Le PGSSE est la déclinaison française de l’approche Water Safety Plan promue par l’OMS. Son principe est simple : ne pas attendre la non-conformité ou l’incident pour agir, mais travailler en amont, sur les ouvrages, les pratiques, les procédures, la surveillance, les points sensibles et les vulnérabilités. Cela suppose de décrire précisément le système d’alimentation en eau potable, de repérer les événements dangereux, d’évaluer leur criticité, de vérifier les barrières existantes et, lorsque nécessaire, de bâtir un plan d’actions. Le guide ASTEE insiste sur le fait qu’un PGSSE doit être un instrument utile, évolutif et pratique, et non une simple procédure supplémentaire

Pourquoi le PGSSE n’est pas seulement une étude réglementaire

Réduire le PGSSE à une “étude à refaire dans 6 ans” serait une erreur. Le texte réglementaire prévoit bien une mise à jour au minimum tous les 6 ans, mais il exige aussi une évaluation régulière, une mise à jour en tant que de besoin et une information annuelle à l’ARS. Les documents ASTEE vont dans le même sens : bilan annuel du plan d’actions, revue des événements, vérification de l’efficacité des mesures de maîtrise, révision lorsque le système évolue ou lorsqu’un incident significatif survient. Autrement dit, le PGSSE est un système vivant de pilotage, pas un livrable figé.

C’est aussi ce qui lui donne de la valeur sur le terrain. Un bon PGSSE permet de prioriser les actions utiles : sécuriser un accès d’ouvrage, renforcer une surveillance, fiabiliser une chloration, programmer un diagnostic hydraulique, formaliser une procédure, anticiper un remplacement d’équipement, former un agent ou arbitrer de petits investissements annuels plutôt que subir des urgences. Le PGSSE devient alors un support d’aide à la décision pour la sécurité sanitaire et pour la gestion patrimoniale du service.

Le caractère vivant du PGSSE se justifie aussi par l’ampleur du patrimoine à suivre. À l’échelle nationale, les réseaux de distribution d’eau potable représentent environ 900 000 km, avec 26 millions d’abonnés desservis. Un document figé ne suffit pas pour piloter durablement un système de cette nature : la logique du PGSSE est précisément de transformer une obligation réglementaire en démarche continue de maîtrise des risques, d’amélioration et de priorisation des actions.

PGSSE obligatoire : cadre réglementaire et échéances 2027-2029

Le cadre réglementaire français repose notamment sur le Code de la santé publique et sur l’arrêté du 3 janvier 2023. Le calendrier à retenir est le suivant : les plans liés à la zone de captage doivent être élaborés et adoptés avant le 12 juillet 2027, puis les plans liés à la production et à la distribution avant le 12 janvier 2029. Le plan doit ensuite être mis à jour en tant que de besoin, et au minimum tous les 6 ans. Il existe par ailleurs un régime d’exemption possible pour certains très petits services, sous conditions, sur la partie production/distribution.

Ces échéances concernent un très grand nombre d’acteurs. Le rapport national Sispea 2025 précise que 7 241 services d’eau potable ont renseigné leurs données dans la base nationale, ce qui représente 71 % des services du référentiel et 91 % de la population desservie. Même si la notion de PRPDE ne se confond pas exactement avec celle de service d’eau potable, ce chiffre donne un bon ordre de grandeur : la généralisation des PGSSE représente un chantier national massif, qui touche des milliers d’organisations, d’ouvrages et de territoires.

Comment élaborer un PGSSE : la méthode en 4 grandes étapes

Schéma de la démarche PGSSE pour la sécurisation sanitaire de l’eau

Étape 1 : Décrire le système d’alimentation en eau potable

Un PGSSE commence par une description complète du système : ressource, captages, installations de traitement, réservoirs, réseaux, interconnexions, usages sensibles, gros consommateurs, état des ouvrages, conditions d’exploitation, points de vigilance et documents déjà disponibles. Cette étape est fondamentale, car on ne peut pas évaluer correctement un risque sur un système mal connu. Le guide ASTEE insiste d’ailleurs sur la nécessité d’une connaissance patrimoniale et opérationnelle suffisante pour engager l’analyse des dangers.

Étape 2 : Identifier les dangers et évaluer les risques sanitaires

La deuxième étape consiste à repérer les dangers et les événements dangereux susceptibles d’affecter la qualité de l’eau : contamination microbiologique, dérive de traitement, intrusion, stagnation, pollution chimique, défaut de maintenance, vulnérabilité d’ouvrage, épisode climatique, etc. Le risque initial s’évalue à partir de la gravité du danger et de la probabilité d’occurrence. Cette phase ne doit pas rester théorique : elle doit s’appuyer sur les incidents connus, les analyses, les retours d’exploitation, la configuration réelle du réseau et les fragilités locales.

Étape 3 : Définir les mesures de maîtrise et les barrières sanitaires

Une fois les risques identifiés, il faut examiner les barrières existantes : protections physiques, sécurisation des accès, procédures, surveillance, maintenance, capteurs, alertes, formation, organisation d’astreinte, consignes d’exploitation. L’objectif est d’évaluer l’efficacité réelle de ces mesures et de distinguer ce qui est déjà maîtrisé de ce qui ne l’est pas encore. Le guide ASTEE rappelle bien que le risque résiduel diminue à mesure que les mesures de maîtrise sont adaptées, suivies, revues et améliorées.

Étape 4 : Construire le plan d’actions, les indicateurs et la logique d’amélioration continue

Le PGSSE devient vraiment utile lorsqu’il débouche sur un plan d’actions priorisé. C’est là que l’on affecte des responsables, des délais, des coûts, des preuves attendues et des indicateurs de suivi. Cette étape transforme l’analyse des risques en trajectoire opérationnelle. Elle permet aussi de justifier les priorités d’investissement, d’objectiver les arbitrages et d’installer une logique d’amélioration continue, avec révision en cas d’évolution des ouvrages, de changement de ressource, d’incident ou de nouvelle vulnérabilité.

Constitution de l’équipe PGSSE : qui doit être impliqué ?

Le PGSSE est une démarche d’équipe. La collectivité ou la PRPDE doit en rester la coordinatrice, mais elle ne peut pas avancer seule. L’exploitant apporte la connaissance fine des ouvrages, des incidents, des résultats analytiques et des réalités de terrain ; un bureau d’études peut accompagner la description du système et l’analyse des risques ; les élus et les services techniques doivent pouvoir arbitrer et suivre les décisions. Les documents ASTEE recommandent explicitement une organisation en COTECH et COPIL, avec un référent ou pilote PGSSE clairement identifié.

Dangers et risques sanitaires : ce que le PGSSE doit couvrir

Risques microbiologiques

Ce sont les risques les plus immédiatement associés à la sécurité sanitaire : intrusions, défaut de désinfection, stagnation en réseau, contamination liée à des retours d’eau, insuffisance de chlore résiduel, incident sur réservoir ou pollution accidentelle. Le guide ASTEE montre bien que des situations comme les temps de séjour importants ou les zones de stagnation doivent conduire à renforcer la surveillance, les purges, l’exploitation et parfois le renouvellement du réseau.

Risques chimiques

Le PGSSE doit intégrer les substances réglementées, les polluants pertinents pour le contexte local et les pollutions émergentes : pesticides, métabolites de pesticides, sous-produits de désinfection, nitrates, métaux, PFAS et autres paramètres du programme de vigilance. Sur le terrain, cela suppose de relier la qualité de la ressource, les performances des traitements et les actions engagées sur les captages ou les bassins versants.

Risques liés au climat et à la quantité

Le PGSSE ne traite pas seulement de qualité au sens strict. Les textes et les guides prévoient aussi la prise en compte des enjeux quantitatifs lorsqu’ils peuvent entraîner un risque sanitaire : stress hydrique, étiage, pénurie, crue, variations rapides de qualité brute, casse réseau, manque d’eau ou perturbation de l’approvisionnement. C’est un point important pour positionner Aquasys sur une vision plus réaliste et plus actuelle des services d’eau.

Risques physiques et structurels

Corrosion, vieillissement des équipements, défaut d’étanchéité, malveillance, clôtures endommagées, équipements de chloration à renouveler, défaut de suivi continu, points bas mal maîtrisés : tous ces sujets relèvent du PGSSE parce qu’ils peuvent dégrader la maîtrise globale du système. Cette rubrique est utile pour faire le lien entre sécurité sanitaire et gestion patrimoniale.

Risques cybersécurité

La cybersécurité n’est pas toujours le premier sujet auquel on pense lorsqu’on parle de PGSSE, mais elle devient une rubrique pertinente dès lors que la surveillance, l’alerte, la télégestion ou les décisions d’exploitation reposent sur des systèmes numériques. Tes documents évoquent explicitement la cybercriminalité comme angle de réflexion, ce qui en fait une bonne sous-partie de différenciation.

Collectivité, exploitant, bureau d’études : qui fait quoi dans un PGSSE ?

Schéma simplifié du petit cycle de l’eau potable dans une démarche PGSSE

Un PGSSE efficace repose sur une organisation claire entre la collectivité, l’exploitant et, lorsque c’est utile, un bureau d’études. La collectivité, en tant que PRPDE, reste au centre de la démarche. C’est elle qui porte le PGSSE dans la durée, fixe les priorités, arbitre les actions et inscrit les décisions dans sa stratégie de gestion patrimoniale et de sécurité sanitaire.

L’exploitant joue un rôle tout aussi essentiel. Il connaît les ouvrages, les pratiques d’exploitation, les incidents passés, les fragilités du système et les réalités du terrain. Son implication est indispensable pour les visites d’ouvrages, la qualification des dangers, l’évaluation des mesures de maîtrise existantes, l’analyse des résultats et le suivi des actions correctives.

Le bureau d’études, de son côté, peut accompagner la collectivité dans la structuration de la démarche, l’animation des ateliers, la formalisation de l’analyse des risques et la construction du plan d’actions. Mais il ne se substitue ni à la collectivité, ni à l’exploitant. Le PGSSE n’a de valeur que s’il est compris, approprié et piloté par les acteurs qui font vivre le service au quotidien.

En pratique, le bon fonctionnement d’un PGSSE repose sur une organisation pluridisciplinaire. Les services techniques de la collectivité, l’exploitant, les responsables qualité, maintenance ou patrimoine, et les partenaires extérieurs doivent pouvoir travailler sur une base commune, partager les constats, prioriser les risques et suivre les actions dans le temps.

C’est aussi pour cela que le PGSSE doit être conçu comme un outil de coordination. Il ne sert pas seulement à produire une analyse initiale, mais à faire travailler ensemble les bons acteurs, au bon moment, sur les bons sujets.

Faire vivre le PGSSE : plan d’actions, preuves, indicateurs, arbitrages

Exemple de progression du risque résiduel dans une démarche PGSSE

n PGSSE utile est un PGSSE que l’on met à jour, que l’on suit et que l’on utilise pour décider. Une fois les dangers identifiés et les risques hiérarchisés, la démarche doit déboucher sur un plan d’actions clair, réaliste et pilotable dans le temps.

Chaque action doit répondre à une logique simple : quel risque cherche-t-on à réduire, quelle mesure faut-il mettre en place, qui en est responsable, dans quel délai, avec quel niveau de priorité et avec quels moyens. Cette logique permet de transformer l’analyse des risques en feuille de route concrète pour la collectivité et ses partenaires.

C’est à ce stade que le PGSSE prend tout son sens comme outil de pilotage. Il aide à distinguer ce qui relève d’une action immédiate, ce qui peut être intégré dans un budget annuel, et ce qui devra être programmé dans une trajectoire d’investissement plus large. Il peut s’agir, selon les cas, d’améliorer une surveillance, de formaliser une procédure, de sécuriser un accès, de mettre à jour un diagnostic hydraulique, de programmer des purges, de renforcer un protocole de maintenance, de fiabiliser un point de contrôle ou d’anticiper un renouvellement d’équipement.

Faire vivre le PGSSE, c’est aussi être capable d’apporter des preuves. Une mesure de maîtrise n’est réellement utile que si son efficacité peut être suivie. Cela suppose des indicateurs, des enregistrements, des retours terrain, des bilans réguliers et des actions correctives lorsque les objectifs ne sont pas atteints.

Le PGSSE devient alors un cadre d’amélioration continue. Il permet de suivre l’avancement des actions, d’intégrer les retours d’expérience, de tenir compte des incidents, des évolutions d’ouvrages, des changements d’organisation ou des nouvelles vulnérabilités. C’est précisément cette logique qui en fait un outil durable pour la sécurité sanitaire de l’eau, mais aussi pour la gestion patrimoniale du service.

Du tableau Excel au logiciel PGSSE : comment passer à l’échelle

Beaucoup de démarches PGSSE commencent avec des tableaux, des documents partagés et des comptes rendus dispersés. Cela peut suffire au démarrage, mais atteint vite ses limites dès que plusieurs acteurs interviennent, que les campagnes de terrain se multiplient, que les preuves doivent être tracées ou que le plan d’actions doit être suivi dans le temps.

Avec une gestion éclatée, les difficultés apparaissent rapidement : versions concurrentes, informations incomplètes, pièces jointes mal rangées, photos séparées du reste, difficultés à relier un danger, une visite, une mesure de maîtrise et une action corrective. Le risque est alors de perdre en lisibilité, en réactivité et en continuité.

Un logiciel PGSSE dédié permet au contraire de centraliser la démarche et de mieux l’animer. Il devient possible de structurer le travail par phases, de suivre les campagnes par ouvrage ou par unité de distribution, d’affecter des actions, de documenter les constats de terrain, d’ajouter des photos et des documents, de suivre les indicateurs et de conserver un historique clair de la démarche.

C’est particulièrement utile lorsque plusieurs partenaires interviennent autour de la collectivité. Un bureau d’études peut contribuer à la structuration initiale, l’exploitant peut renseigner les constats de terrain, et les services techniques de la collectivité peuvent garder la maîtrise du pilotage, du suivi et des arbitrages.

Dans cette logique, le logiciel ne remplace pas la méthode PGSSE : il la rend plus opérationnelle. Il facilite la collaboration, améliore la traçabilité et permet de faire du PGSSE un véritable outil de management du risque.

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Un PGSSE vraiment utile pour la collectivité

Le principal intérêt du PGSSE n’est pas seulement de répondre à une exigence réglementaire. Son intérêt est de donner à la collectivité une vision plus claire de son système d’alimentation en eau potable, de ses vulnérabilités, de ses marges de progrès et des priorités à traiter.

Dans de nombreux services, les besoins d’investissement sont nombreux et les moyens restent contraints. Le PGSSE permet justement d’objectiver les choix. Il aide à prioriser les petits investissements annuels qui améliorent réellement la maîtrise du risque : sécurisation d’un ouvrage, amélioration d’une surveillance, mise à jour d’une procédure, renouvellement ciblé d’un équipement, traitement d’un point faible sur le réseau, formalisation d’une action de maintenance ou de contrôle.

Cette capacité à hiérarchiser est essentielle. Elle évite de considérer le PGSSE comme un simple dossier à produire, puis à archiver. Au contraire, il devient un support concret pour orienter les décisions techniques, appuyer les arbitrages budgétaires et inscrire les actions dans le temps.

Pour une collectivité, c’est aussi un moyen de mieux dialoguer avec ses partenaires. Le PGSSE permet de partager une même lecture des risques, de suivre des actions communes et de mieux articuler les rôles entre maîtrise d’ouvrage, exploitation et accompagnement externe.

Ressources et appuis pour mettre en place votre PGSSE

La mise en place d’un PGSSE ne part jamais de zéro. Les collectivités peuvent s’appuyer sur des guides méthodologiques reconnus, sur les retours d’expérience du secteur et sur les partenaires institutionnels qui suivent ou accompagnent la démarche.

Le guide ASTEE constitue aujourd’hui une référence solide pour structurer un PGSSE, comprendre les différentes étapes de la démarche et organiser le travail dans le temps. Il donne un cadre méthodologique utile pour décrire le système, identifier les dangers, évaluer les risques, définir les mesures de maîtrise et construire un plan d’actions cohérent.

Les ARS jouent également un rôle important dans le suivi global de la démarche. Elles permettent d’inscrire le PGSSE dans une logique de progrès, de cohérence et de sécurité sanitaire à l’échelle du territoire. Pour les collectivités, il est donc essentiel de disposer d’un outil permettant de montrer l’avancement réel de la démarche, les actions engagées, les mises à jour réalisées et les priorités suivies dans le temps.

Selon les territoires, des appuis financiers peuvent aussi exister pour accompagner la mise en place du PGSSE. Les agences de l’eau, certains dispositifs régionaux ou d’autres partenaires publics peuvent contribuer à soutenir certaines démarches, selon leurs critères propres.

Enfin, au-delà des outils et des financements, la réussite d’un PGSSE repose surtout sur une méthode claire, une organisation adaptée et une capacité à animer la démarche dans la durée.

FAQ : les questions fréquentes sur le PGSSE

Qu’est-ce qu’un PGSSE ?

Le PGSSE, ou Plan de Gestion de la Sécurité Sanitaire des Eaux, est une démarche préventive qui consiste à identifier les dangers susceptibles d’affecter la qualité de l’eau, à évaluer les risques associés et à mettre en place les mesures nécessaires pour les maîtriser durablement.

Le PGSSE est-il seulement une étude réglementaire ?

Non. Même s’il répond à une obligation réglementaire, le PGSSE ne doit pas être réduit à un document produit une fois puis oublié. C’est une démarche vivante qui doit être suivie, révisée et utilisée comme outil de pilotage dans le temps.

Qui doit piloter un PGSSE ?

La collectivité, en tant que PRPDE, doit garder la maîtrise de la démarche. Elle peut s’appuyer sur un exploitant, sur un bureau d’études ou sur d’autres partenaires, mais le pilotage stratégique du PGSSE doit rester porté par la maîtrise d’ouvrage.

Quel est le rôle de l’exploitant dans un PGSSE ?

L’exploitant apporte sa connaissance du terrain, des ouvrages, des incidents, des résultats de suivi et des pratiques d’exploitation. Son implication est essentielle pour qualifier les risques, évaluer les mesures existantes et faire vivre la démarche dans la durée.

Un bureau d’études peut-il réaliser seul un PGSSE ?

Un bureau d’études peut accompagner fortement la démarche, mais il ne peut pas remplacer l’appropriation du PGSSE par la collectivité et l’exploitant. Un PGSSE pertinent doit rester connecté à la réalité du service, aux pratiques de terrain et aux décisions du maître d’ouvrage.

Pourquoi utiliser un logiciel PGSSE ?

Parce qu’un PGSSE mobilise souvent plusieurs acteurs, plusieurs ouvrages, plusieurs campagnes et de nombreux documents de preuve. Un logiciel dédié facilite la centralisation, la traçabilité, le suivi des actions, la gestion des campagnes et l’animation globale de la démarche.

Le PGSSE peut-il aider à prioriser les investissements ?

Oui. C’est même l’un de ses grands intérêts. En hiérarchisant les risques et en reliant chaque action à un enjeu concret de sécurité sanitaire, le PGSSE aide la collectivité à prioriser des investissements utiles, proportionnés et mieux justifiés, en particulier là où les risques résiduels sont les plus importants.

Le PGSSE concerne-t-il seulement la qualité de l’eau ?

Non. Il concerne d’abord la sécurité sanitaire, mais il peut aussi intégrer les aspects quantitatifs lorsqu’ils peuvent engendrer un risque sanitaire, comme le manque d’eau, certaines casses réseau, des épisodes climatiques ou des perturbations majeures du système.

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